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news - La Solitaire du Figaro: Le double effet Beyou, Delahaye deuxième

Aug 25 2011

 

Le double effet Beyou
24-08-2011
Cet été, Jérémie Beyou avait le mental et les tripes pour tour rafler ou presque : trois des quatre étapes plus le général. Il entre aujourd’hui dans le petit sérail des doubles vainqueurs de La Solitaire, au sommet d’un podium qui récompense la jeunesse talentueuse et décomplexée (Fabien Delahaye) mais aussi l’expérience et la régularité (Erwan Tabarly). En bizuth, Morgan Lagravière, 24 ans a été impressionnant. Voici les déclarations de ces quatre lauréats interviewés dès leur arrivée à Dieppe.
34 minutes et 43 secondes c’est le temps d’avance de Jérémie Beyou (BPI) cumulé sur quatre étapes devant un jeune blondin doué et ambitieux. 34 minutes et 43 secondes d’éternité pour entrer à 35 ans dans l’histoire de La Solitaire du Figaro aux côtés des doubles vainqueurs de l’épreuve Le Cléac’h, Troussel, Vidal, Gahinet, Cornou et Le Baud. Cet été, le skipper de BPI a dominé son monde, mentalement et physiquement. Et sa victoire s’est imposée à tous comme une évidence, jusque dans les derniers mètres, sous les grains de Dieppe où il grille la politesse à Paul Meilhat (Macif 2011) pour 12 secondes à peine. Comme Armel Le Cléach en 2010, il enlève trois des quatre étapes de cette édition 2011 et n’était pas très loin de faire le carton plein.
Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), 27 ans, est le seul à l’avoir détrôné sur la première étape entre Perros-Guirec et Caen et le seul à l’avoir réellement menacé sur la route de Dieppe. Le jeune Caennais dont c’est la troisième participation se révèle comme un des grands champions de demain. Mais ce n’est pas vraiment une surprise. Il monte sur la deuxième marche devant un autre blond bien plus expérimenté que lui : Erwan Tabarly (Nacarat) qui prend la troisième place grâce à une quatrième étape très bien maîtrisée. C’est le premier podium pour Erwan, toujours régulier depuis ses débuts dans La Solitaire en 2000, mais jamais récompensé de ses efforts.
Chez les bizuths, Morgan Lagravière (Vendée) est probablement la plus belle découverte de cette Solitaire. Non content de s’imposer dans la catégorie des débutants, il termine 8e du classement général, après être allé au bout de lui-même. Il termine à Dieppe épuisé, le nez abîmé par un gros coup de tangon mais heureux d’en finir sur une si belle note…
Interview de Jérémie Beyou (BPI), vainqueur de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire 2011 avec trois victoires d’étape
A propos de l’arrivée au couteau de cette 4e étape, 12 secondes devant Paul Meilhat
Je m’en veux un peu…. Paul a super bien navigué sur cette dernière étape, c’était lui qui méritait le plus de gagner. Comment gagne-t-on La Solitaire du Figaro ? Elle ne se gagne pas qu’au mérite. Elle se gagne à la volonté, il faut s’organiser pour, il faut de la niaque, se remettre en question, ne rien lâcher, de la chance. Ce sont des lieux communs mais c’est le cocktail de tout ça qui fait que tu y arrives ou pas. Cette année, tout était réuni pour moi. Depuis 2009, avec Claude Paoli (son partenaire), j’avais dit que je revenais pour gagner… Cela paraît peut être un peu présomptueux de dire cela mais c’était l’objectif. En 2009, je remporte deux étapes. L’année dernière je fais 7e, c’était honorable mais ce n’est pas ce que j’étais venu chercher. A partir de là, j’ai tout mis en œuvre pour y aller à fond…
A propos de la gestion de son avance en course malgré les faibles écarts, notamment dans les étapes 3 et 4 :
Après avoir tenu dans la troisième étape, je me suis dit que je pouvais le refaire. Je savais que Fabien allait un peu mieux que moi au portant mais cela ne m’a jamais effrayé. J’ai toujours eu confiance en moi et il n’y a jamais eu de doute. Je sais quels sont les moments où je vais vite, notamment au reaching et dans les hauts de range. Je connais aussi mes points faibles mais j’arrive à les gérer et la concurrence en avait plus que moi. Je n’ai jamais été effrayé par la concurrence.
Et des faibles écarts au classement général (34 minutes et 43 seconde sur Fabien Delahaye)
Pour prétendre à la gagne dans La Solitaire, de plus en plus, il faut être irréprochable. Parce qu’au bout du compte, il y a 35 minutes d’écart au général. Ce n’est pas une montagne mais derrière, ce ne sont que des poignées de 5 minutes entre chaque mec. Je suis hyper fier de ça ! Je suis quasiment le seul à avoir réussi à me démarquer, à sortir du lot.
A propos de son entrée dans le sérail des doubles vainqueurs…
Et oui, et avec Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h, on est trois de la baie de Morlaix. On a toujours tout fait ensemble. C’est incroyable quand même. Sur les 5 ou 6 double vainqueurs, il y en trois de chez nous ! J’y repensais quand on est passé dans le Four. Je me disais tu vois, le fait d’avoir fait 45 Tour du Finistère, les régates du coin, on se retrouve dans des endroits que l’on connaît par cœur. J’étais bien à cet endroit, c’était beau, c’était un chouette moment dans le Four.
Le blues de la victoire….
Quand j’avais gagné en 2005, c’était un peu ça. La victoire m’était tombée dessus, c’était une joie immense. Je l’avais ressenti tout de suite mais je n’en avais pas vraiment profité car j’étais déjà sur mon projet de 60 pieds. Et puis deux ou trois semaines après, pouf, je m’étais rendu compte que c’était passé. Je n’avais plus la grosse patate…Là, je vais essayer d’en profiter jusqu’à lundi et ensuite, il y aura la Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre (Dick), ça va me sortir de ce contexte.
Son retour, un jour sur La Solitaire …
Je ne saurai pas te répondre. J’aimerai y revenir, oui. Mais pas pour faire de la figuration et je me dis que quand même physiquement, ça risque d’être dur... Là, j’ai peut-être gagné trois étapes, mais ça m’a mis une vraie claque. Il faut d’abord être très motivé, avoir envie de se dépasser. Une fois que tu as ça, il ne faut pas être croulant. Il faut être bien physiquement. Il faut voir comment je vieilli et que l’envie me reprenne. Mais je pense qu’elle me reprendra.
Ce qu’il aime dans cette course…
Ce qui saute à la gueule c’est la castagne sur l’eau, le très haut niveau etc… Mais il n’y a pas que ça. Tu vois, là, le repas que nous sommes en train de faire (le traditionnel repas des coureurs aux arrivées d’étape), c’est tout bête, mais c’est bien. Quand tu arrives, tu es dans un environnement familier, tout le monde a le sourire autour, les gens ont plaisir à se retrouver. C’est comme des retrouvailles de vacances. Tout le monde fait un super boulot. Sur l’eau, il y a les animations de Jean-Yves, Jaco qui est à la fois ferme mais très à l’écoute des coureurs, il fait attention à ce que chacun soit bien. Tout cela, il ne faudrait pas le perdre. La qualité humaine des gens est importante. Il n’y a pas que les coureurs qui font la course… »
Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), 3e de la quatrième étape et 2e de La Solitaire du Figaro 2011
« 1er, 7ème, 2ème, 3ème : je suis très content d’avoir réalisé ce score sur ces quatre étapes, et de finir sur la deuxième marche du podium. Ce sont de bonnes places, mais La Solitaire du Figaro se joue au temps : Jérémie (Beyou) ne m’a pas lâché de toute cette dernière étape. Un coup c’était lui devant, un coup moi : nos écarts n’ont pas excédé un demi-mille sur les 437 milles entre Les Sables d’Olonne et Dieppe et la plupart du temps, on était à cent mètres maximum l’un de l’autre… On a fait tout pareil : il avait les yeux collés sur moi et parfois on pouvait même se parler. C’était une super étape et j’étais content d’être avec lui ! Il y a deux ans, j’étais aussi avec Paul (Meilhat) pour la première place des bizuths en arrivant à Dieppe : un joli remake ! Je navigue désormais dans le top ten et c’est sympa, mais il faut jouer la régularité : faire quatre étapes parmi les animateurs, c’est très satisfaisant. Mais il y a un paquet de nouveaux venus qu’il faut surveiller : Morgan Lagravière, Phil Sharp parmi les bizuths, mais aussi Anthony Marchand, Thomas Rouxel, Paul Meilhat… Il y en a de plus en plus ! »

Le double effet Beyou, Delahaye deuxième

Août 24, Dieppe, FRA

Cet été, Jérémie Beyou avait le mental et les tripes pour tour rafler ou presque : trois des quatre étapes plus le général. Il entre aujourd’hui dans le petit sérail des doubles vainqueurs de La Solitaire, au sommet d’un podium qui récompense la jeunesse talentueuse et décomplexée (Fabien Delahaye) mais aussi l’expérience et la régularité (Erwan Tabarly). En bizuth, Morgan Lagravière, 24 ans a été impressionnant. Voici les déclarations de ces quatre lauréats interviewés dès leur arrivée à Dieppe.

34 minutes et 43 secondes c’est le temps d’avance de Jérémie Beyou (BPI) cumulé sur quatre étapes devant un jeune blondin doué et ambitieux. 34 minutes et 43 secondes d’éternité pour entrer à 35 ans dans l’histoire de La Solitaire du Figaro aux côtés des doubles vainqueurs de l’épreuve Le Cléac’h, Troussel, Vidal, Gahinet, Cornou et Le Baud. Cet été, le skipper de BPI a dominé son monde, mentalement et physiquement. Et sa victoire s’est imposée à tous comme une évidence, jusque dans les derniers mètres, sous les grains de Dieppe où il grille la politesse à Paul Meilhat (Macif 2011) pour 12 secondes à peine. Comme Armel Le Cléach en 2010, il enlève trois des quatre étapes de cette édition 2011 et n’était pas très loin de faire le carton plein.

Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), 27 ans, est le seul à l’avoir détrôné sur la première étape entre Perros-Guirec et Caen et le seul à l’avoir réellement menacé sur la route de Dieppe. Le jeune Caennais dont c’est la troisième participation se révèle comme un des grands champions de demain. Mais ce n’est pas vraiment une surprise. Il monte sur la deuxième marche devant un autre blond bien plus expérimenté que lui : Erwan Tabarly (Nacarat) qui prend la troisième place grâce à une quatrième étape très bien maîtrisée. C’est le premier podium pour Erwan, toujours régulier depuis ses débuts dans La Solitaire en 2000, mais jamais récompensé de ses efforts.

 

 

Chez les bizuths, Morgan Lagravière (Vendée) est probablement la plus belle découverte de cette Solitaire. Non content de s’imposer dans la catégorie des débutants, il termine 8e du classement général, après être allé au bout de lui-même. Il termine à Dieppe épuisé, le nez abîmé par un gros coup de tangon mais heureux d’en finir sur une si belle note…

Interview de Jérémie Beyou (BPI), vainqueur de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire 2011 avec trois victoires d’étape

A propos de l’arrivée au couteau de cette 4e étape, 12 secondes devant Paul Meilhat

Je m’en veux un peu…. Paul a super bien navigué sur cette dernière étape, c’était lui qui méritait le plus de gagner. Comment gagne-t-on La Solitaire du Figaro ? Elle ne se gagne pas qu’au mérite. Elle se gagne à la volonté, il faut s’organiser pour, il faut de la niaque, se remettre en question, ne rien lâcher, de la chance. Ce sont des lieux communs mais c’est le cocktail de tout ça qui fait que tu y arrives ou pas. Cette année, tout était réuni pour moi. Depuis 2009, avec Claude Paoli (son partenaire), j’avais dit que je revenais pour gagner… Cela paraît peut être un peu présomptueux de dire cela mais c’était l’objectif. En 2009, je remporte deux étapes. L’année dernière je fais 7e, c’était honorable mais ce n’est pas ce que j’étais venu chercher. A partir de là, j’ai tout mis en œuvre pour y aller à fond…

A propos de la gestion de son avance en course malgré les faibles écarts, notamment dans les étapes 3 et 4 :

Après avoir tenu dans la troisième étape, je me suis dit que je pouvais le refaire. Je savais que Fabien allait un peu mieux que moi au portant mais cela ne m’a jamais effrayé. J’ai toujours eu confiance en moi et il n’y a jamais eu de doute. Je sais quels sont les moments où je vais vite, notamment au reaching et dans les hauts de range. Je connais aussi mes points faibles mais j’arrive à les gérer et la concurrence en avait plus que moi. Je n’ai jamais été effrayé par la concurrence.

Et des faibles écarts au classement général (34 minutes et 43 seconde sur Fabien Delahaye)

Pour prétendre à la gagne dans La Solitaire, de plus en plus, il faut être irréprochable. Parce qu’au bout du compte, il y a 35 minutes d’écart au général. Ce n’est pas une montagne mais derrière, ce ne sont que des poignées de 5 minutes entre chaque mec. Je suis hyper fier de ça ! Je suis quasiment le seul à avoir réussi à me démarquer, à sortir du lot.

A propos de son entrée dans le sérail des doubles vainqueurs…

Et oui, et avec Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h, on est trois de la baie de Morlaix. On a toujours tout fait ensemble. C’est incroyable quand même. Sur les 5 ou 6 double vainqueurs, il y en trois de chez nous ! J’y repensais quand on est passé dans le Four. Je me disais tu vois, le fait d’avoir fait 45 Tour du Finistère, les régates du coin, on se retrouve dans des endroits que l’on connaît par cœur. J’étais bien à cet endroit, c’était beau, c’était un chouette moment dans le Four.

Le blues de la victoire….

Quand j’avais gagné en 2005, c’était un peu ça. La victoire m’était tombée dessus, c’était une joie immense. Je l’avais ressenti tout de suite mais je n’en avais pas vraiment profité car j’étais déjà sur mon projet de 60 pieds. Et puis deux ou trois semaines après, pouf, je m’étais rendu compte que c’était passé. Je n’avais plus la grosse patate…Là, je vais essayer d’en profiter jusqu’à lundi et ensuite, il y aura la Transat Jacques Vabre avec Jean-Pierre (Dick), ça va me sortir de ce contexte.

Son retour, un jour sur La Solitaire …

Je ne saurai pas te répondre. J’aimerai y revenir, oui. Mais pas pour faire de la figuration et je me dis que quand même physiquement, ça risque d’être dur... Là, j’ai peut-être gagné trois étapes, mais ça m’a mis une vraie claque. Il faut d’abord être très motivé, avoir envie de se dépasser. Une fois que tu as ça, il ne faut pas être croulant. Il faut être bien physiquement. Il faut voir comment je vieilli et que l’envie me reprenne. Mais je pense qu’elle me reprendra.

Ce qu’il aime dans cette course…

Ce qui saute à la gueule c’est la castagne sur l’eau, le très haut niveau etc… Mais il n’y a pas que ça. Tu vois, là, le repas que nous sommes en train de faire (le traditionnel repas des coureurs aux arrivées d’étape), c’est tout bête, mais c’est bien. Quand tu arrives, tu es dans un environnement familier, tout le monde a le sourire autour, les gens ont plaisir à se retrouver. C’est comme des retrouvailles de vacances. Tout le monde fait un super boulot. Sur l’eau, il y a les animations de Jean-Yves, Jaco qui est à la fois ferme mais très à l’écoute des coureurs, il fait attention à ce que chacun soit bien. Tout cela, il ne faudrait pas le perdre. La qualité humaine des gens est importante. Il n’y a pas que les coureurs qui font la course… »

Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), 3e de la quatrième étape et 2e de La Solitaire du Figaro 2011

« 1er, 7ème, 2ème, 3ème : je suis très content d’avoir réalisé ce score sur ces quatre étapes, et de finir sur la deuxième marche du podium. Ce sont de bonnes places, mais La Solitaire du Figaro se joue au temps : Jérémie (Beyou) ne m’a pas lâché de toute cette dernière étape. Un coup c’était lui devant, un coup moi : nos écarts n’ont pas excédé un demi-mille sur les 437 milles entre Les Sables d’Olonne et Dieppe et la plupart du temps, on était à cent mètres maximum l’un de l’autre… On a fait tout pareil : il avait les yeux collés sur moi et parfois on pouvait même se parler. C’était une super étape et j’étais content d’être avec lui ! Il y a deux ans, j’étais aussi avec Paul (Meilhat) pour la première place des bizuths en arrivant à Dieppe : un joli remake ! Je navigue désormais dans le top ten et c’est sympa, mais il faut jouer la régularité : faire quatre étapes parmi les animateurs, c’est très satisfaisant. Mais il y a un paquet de nouveaux venus qu’il faut surveiller : Morgan Lagravière, Phil Sharp parmi les bizuths, mais aussi Anthony Marchand, Thomas Rouxel, Paul Meilhat… Il y en a de plus en plus ! »

 

Top ten final places

1. Jeremie Beyou, BPI

2. Fabrian delahaye, Port De Caen Quisstreham, + 34' 43" overall cumulative time

3. Erwan Tabarly, Nacarat, +01h 07' 59"

4. Nicolas Lunven, Generali, + 01h 11' 21"

5. Thomas Rouxel, Bretagne Credit Mutuel Performance, + 01h 22' 06"

6. Paul Meilhat, MACIF 2011, +01h 35' 47"

7. Thierry Cchabagny, Gedimat, + 01h 46' 49"

8. Morgan Labraviere, Vendee, + 01h 48' 39"

9. Laurent Pellecuer, Atelier D'Architecture Jean Pierre Monier, +01h 48' 56"

10. Anthony Marchand, Bretagne Credit Mutuel Espoir, +01h 56' 13"

www.lasolitaire.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Courcoux-Marmara/Le Figaro

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